Critique de la civilisation

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  • Billion Dollar Baby

    Billion Dollar Baby (Audrey Vernon) – Lettre ouverte à mon enfant à naître, texte et compléments

     15,00

    Je le précommande (livraison 48h)

    Si vous deviez écrire une lettre à votre futur bébé, que lui diriez-vous ?

    Dans ce texte issu de son seule-en-scène Billion Dollar Baby, Audrey Vernon s’engage là où peu d’autres comédiens osent s’aventurer : dresser un tableau du désastre écologique et social en cours et mettre en relief les absurdités et les méfaits du système technocapitaliste.

    S’adressant tour à tour au lecteur, à son mari milliardaire et à son enfant à naître, elle aborde avec bienveillance les problèmes de notre temps : la sixième extinction de masse, le changement climatique, la menace nucléaire, la privatisation de l’eau et la destruction de multiples cultures humaines au profit d’une seule civilisation marchande et planétaire, en particulier de sa classe dirigeante.

    Audrey Vernon réalise ainsi un véritable tour de force : dénoncer avec humour la situation dramatique dans laquelle nous nous trouvons tout en nous offrant des pistes réflexives en vue d’y faire face.

    À cet effet, le texte du spectacle est suivi d’une sélection de citations et d’extraits d’ouvrages qui viennent étayer son propos, et nous invitent à interroger le concept de civilisation, la notion d’État, et les effets et implications de la technologie.

    ISBN : 978-2-490403-19-6

  • Le Zizi sous cloture inaugure la culture (Robert Dehoux)

     16,00

    Je le commande (livraison 48h)

    Nous ne sommes pas faits pour vivre comme nous.

    Allez donc dire au lion que si on le tient en cage,

    C’est pour qu’il n’aille pas se perdre en brousse…

    Les veaux se vendent au poids,

    Les hommes se vendent au mois

    Le train-train quotidien va bientôt dérailler,

    Qui veut rester dedans n’a qu’à bien s’accrocher

    … et autres réflexions dignes d’intérêt sur l’esclavage

    imposé à soi et aux autres par la civilisation du profit.






    L’irréductible Robert Dehoux signe ici, avec beaucoup d’humour, un percutant brûlot contre notre société et un magnifique plaidoyer en faveur de la liberté. En remontant aux origines de la glorieuse Civilisation, de notre servitude moderne, en exposant l’absurdité de l’idée de Progrès, du travail ou encore de la religion, il nous montre comment notre ancêtre Cro-Magnon, libre, joyeux et rêveur, a justement été travaillé pour devenir ce sapiens — vanité oblige — destructeur, aliéné, dépossédé, captif.

    Robert Dehoux nous invite, et toujours jovialement, à résister, à renouer avec cet ancêtre des temps précatastrophiques en recouvrant notre amour du sauvage, du libre et du bigarré, des étoiles et des forêts, de la boue, de la brousse, du partage et du rêve.




    La chronique suivante est celle du film éponyme, réalisé par Robert Dehoux à partir de son livre : « Dans la grande tribu cinématographique des bricoleurs de génie, Robert Dehoux occupe une place à part, celle d’un irréductible rebelle. Venu au cinéma sur le tard, la septantaine bien portée, il réalise en parfait insoumis un percutant brûlot, Le Zizi sous clôture inaugure la culture. Sans aide aucune, il réinvente le cinéma d’agit-prop, nous concoctant un film-tract iconoclaste et pétaradant, dans lequel il développe une formidable critique de notre vie quotidienne et une non moins passionnante façon d’en finir avec ce monde régi par notre peur et notre mépris de la vie à l’état de nature. Le propos du Zizi est simple. Il agit avec une économie de moyens étonnante pour réduire à néant cette logique de vie qui nous amène à défendre la sécurité technologique du civilisé contre le bien-être naturel des sauvages. Avec un humour dévastateur et un goût décapant pour le burlesque, Robert Dehoux décortique les rouages de cette invraisemblable machine à fabriquer de l’homme domestique. Dès le berceau, il nous montre ce que tout bébé doit subir d’odieux et de ridicule pour devenir un homme, ou une femme, ensapé et soumis, il pourfend l’absurdité des contraintes mises en oeuvre pour forcer ce petit homme nu à accepter l’argent et la culotte (par exemple) comme autant de nécessités vitales et, alliant la dérision au vitriol, il stigmatise les valeurs de la civilisation comme autant d’expressions d’une même aliénation qu’il refuse et rejette en bloc. Aux cris de ya basta le progrès technologique et ses conséquences catastrophiques, Robert Dehoux envoie dinguer histoire et culture et retrouve sous les pavés, la plage, sous le bitume de nos vies bétonnées, la gratuité de la terre et le plaisir de courir libre et nu. Cet enjeu énorme dynamitant notre présent aseptisé, Le Zizi le tient jusqu’au bout et ne recule pas devant cette terrible question : comment faire en pratique pour enrayer tout le bazar et reprendre enfin pied sur terre? C’est sur une solution simple et ludique, à la portée de tous et d’un radicalisme à faire frémir les champions de la révolution, que Robert Dehoux conclut magistralement ce Zizi qui éclate comme un immense appel à la vie sur la face d’un monde tout investi de servitude volontaire. »

    – Philippe Simon pour www.cinergie.be

    ISBN : 978-24-90403-13-4


  • L’invention de la civilisation occidentale (Thomas C. Patterson)

     15,00

    Je le précommande (livraison février 2021)

    Thomas C. Patterson est professeur émérite d’anthropologie de l’université de Berkeley en Californie, dont il obtient un doctorat en 1964. En 2000, il rejoint le département d’anthropologie de l’université de Riverside, toujours en Californie. Il a mené des recherches archéologiques et ethnohistoriques au Pérou dans les années 1960. Depuis les années 1970, il étudie les organisations complexes des États-Unis. Ses recherches actuelles portent sur le développement historique de l’anthropologie et de l’archéologie dans le contexte politico-économique, social et culturel imposé par les États-nations, en particulier aux États-Unis, au Pérou et au Mexique ; sur les analyses critiques des tendances contemporaines de la théorie sociale et culturelle ; sur l’économie politique comparative ; sur la formation des classes et des États ; sur l’intersection de la classe, de la race et du sexe ; sur les théories du changement et du développement, en particulier les changements politico-économiques, sociaux et culturels associés à l’impérialisme et aux processus de mondialisation ; et sur la façon dont les réalités des sociétés du passé sont constituées et appropriées dans le tissu de la vie quotidienne d’aujourd’hui.

    Qu’est-ce que la civilisation ? Le terme, communément identifié avec l’ordre et le progrès, recouvre aussi un autre sens, flagrant dans la dichotomie qu’il institue entre « civilisé » et « primitif ». Ce livre traite de l’idée de civilisation et de la façon dont, à différentes époques, le concept a été utilisé par les puissants afin de défendre leur statut. S’appuyant sur sa connaissance approfondie des sociétés primitives, l’anthropologue Thomas C. Patterson montre comment la classe, le sexisme et le racisme ont fait partie intégrante de la formation des sociétés « civilisées » en Europe occidentale.

  • Déni de réalité : Steven Pinker et l’apologie de la violence impérialiste occidentale (David Peterson, Edward S. Herman)

     15,00

    Je le précommande (livraison mai 2021)

    C’est avec amusement que l’on a constaté avec quel empressement les médias de l’establishment ont accueilli le livre de Steven Pinker — professeur au département de psychologie de l’université de Harvard depuis 2002 et deux fois finaliste du prix Pulitzer dans la catégorie essais — intitulé La Part d’ange en nous (préfacé en France par Mathieu Ricard). Celui-ci nous explique non seulement que « la violence est en déclin depuis longtemps », mais aussi que « nous vivons peut-être l’époque la plus paisible de l’existence de notre espèce ». Pinker choisissait ce formidable thème au moment de la gouvernance de Barack Obama, prix Nobel de la paix, impliqué dans huit guerres sur quatre continents distincts (Asie, Afrique, Europe et Amérique du Sud) au cours des huit années de son mandat ; au moment où les USA envisageaient un retrait partiel de l’Irak envahi et occupé ; où la guerre de Libye prenait fin, en 2011 ; où les USA menaçaient de s’engager dans des guerres encore plus importantes contre la Syrie et l’Iran, qui étaient déjà en cours, en réalité, au travers de sanctions agressives et d’une série d’actions secrètes ; au moment où Obama utilisait toujours plus de drones et d’escadrons de la mort dans des opérations d’assassinats internationales, et affirmait un droit de tuer n’importe qui n’importe où pour des raisons de « sécurité nationale » — faisant officiellement du monde entier une zone de chasse « légitime » des USA.

    Dans ce livre, Edward S. Herman* et David Peterson déboulonnent la thèse de Pinker et des laudateurs de la civilisation et du capitalisme, en dévoilant une réalité bien différente des affirmations des thuriféraires du soi-disant progrès : la violence n’est pas moins importante aujourd’hui, loin de là ; le passé n’était pas l’horreur dépeinte par Pinker. Herman et Peterson exposent les allégations de Pinker comme des tentatives de rationaliser, d’avaliser et de célébrer l’expansion de la civilisation occidentale.

    * co-auteur avec Noam Chomsky de La Fabrique du consentement : De la propagande médiatique en démocratie