Sudalisme (Jérémie Piolat) – L’imaginaire qui nourrit le racisme

 20,00

Je le précommande (livraison novembre 2022)

Ce livre d’anthropologie s’appuie sur une longue expérience des milieux francophones de l’alphabétisation des migrants. Son objet n’est pourtant en rien le processus d’alphabétisation ou d’enseignement de la langue française à des migrants, mais bien la rencontre des imaginaires des deux groupes d’interlocuteurs principaux rencontrés par J. Piolat : les enseignants, majoritairement euro-descendants, et les migrants de première génération, en majorité musulmans. Au fil de sa recherche, Piolat constate que, si des relations amicales se nouent souvent entre les enseignants euro-descendants et le public migrant, certains discours et postures associatifs, relatifs aux migrants extra-occidentaux, se révèlent souvent disqualifiants, réducteurs, infantilisants, énonçant les univers de référence de ces derniers comme sexistes, intellectuellement assez vides, superstitieux et religieusement rigoristes. Dans ces discours associatifs, en phase avec ce que l’on entend dans les médias, l’islam, en particulier, est énoncé comme inévitablement rétrograde, oppressant envers les femmes, et même parfois menaçant. Or, l’auteur découvre que les imaginaires et les stratégies d’émancipation déployées par les migrantes qu’il rencontre sont bien plus complexes que ne le laisse parfois entendre le discours des travailleurs associatifs. Ainsi, au sein de l’association Diane, réservée à un public de femmes, les interlocutrices migrantes de Piolat parlent et écrivent, entre autres, sur l’émancipation de la femme et le rôle qu’y joue leur pratique de l’islam, sur les dimensions multiformes du racisme, sur la gestion occidentale de la petite enfance, sur leur périple migratoire, sur leur relation non désubjectivante à la nature, ou encore, sur le pouvoir de faire sens à partir de sa souffrance. La question émerge alors : à quoi doit-on le violent décalage entre le discours associatif, souvent inconsciemment disqualifiant, sur le public migrant et sa réalité complexe ?

Tableau de couverture : Autoportrait de Sonia Merazga

  

Ce livre d’anthropologie s’appuie sur une longue expérience des milieux francophones de l’alphabétisation des migrants. Son objet n’est pourtant en rien le processus d’alphabétisation ou d’enseignement de la langue française à des migrants, mais bien la rencontre des imaginaires des deux groupes d’interlocuteurs principaux rencontrés par J. Piolat : les enseignants, majoritairement euro-descendants, et les migrants de première génération, en majorité musulmans. Au fil de sa recherche, Piolat constate que, si des relations amicales se nouent souvent entre les enseignants euro-descendants et le public migrant, certains discours et postures associatifs, relatifs aux migrants extra-occidentaux, se révèlent souvent disqualifiants, réducteurs, infantilisants, énonçant les univers de référence de ces derniers comme sexistes, intellectuellement assez vides, superstitieux et religieusement rigoristes. Dans ces discours associatifs, en phase avec ce que l’on entend dans les médias, l’islam, en particulier, est énoncé comme inévitablement rétrograde, oppressant envers les femmes, et même parfois menaçant. Or, l’auteur découvre que les imaginaires et les stratégies d’émancipation déployées par les migrantes qu’il rencontre sont bien plus complexes que ne le laisse parfois entendre le discours des travailleurs associatifs. Ainsi, au sein de l’association Diane, réservée à un public de femmes, les interlocutrices migrantes de Piolat parlent et écrivent, entre autres, sur l’émancipation de la femme et le rôle qu’y joue leur pratique de l’islam, sur les dimensions multiformes du racisme, sur la gestion occidentale de la petite enfance, sur leur périple migratoire, sur leur relation non désubjectivante à la nature, ou encore, sur le pouvoir de faire sens à partir de sa souffrance. La question émerge alors : à quoi doit-on le violent décalage entre le discours associatif, souvent inconsciemment disqualifiant, sur le public migrant et sa réalité complexe ?

Tableau de couverture : Autoportrait de Sonia Merazga

Brand

Éditions LIBRE

Il n’y a pas encore d’avis.

Seuls les clients connectés ayant acheté ce produit ont la possibilité de laisser un avis.

EAN: 9782490403479 Catégories : , , GTIN: 9782490403479
Updating…
  • Votre panier est vide.