Portrait du colonialiste (Jérémie Piolat) L’effet boomerang de sa violence et de ses destructions

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Je le précommande (livraison septembre 2021)

Les ravages insoupçonnés du colonialisme

Nous rééditons en 2021 Portrait du colonialiste, de Jérémie Piolat. La réflexion que mène ce dernier dans ce court essai part du constat d’une disparition des pratiques culturelles populaires et notamment des chants et des danses dans le monde occidental et plus particulièrement en France. En reprenant à son compte le titre du fameux livre d’Albert Memmi, Portrait du colonisé, Jérémie Piolat s’inscrit dans cette tradition intellectuelle critique de la colonisation et de son héritage. À travers une succession de récits qui oscillent entre philosophie et anthropologie, ce sont les ravages contemporains de la colonisation qui sont disséqués, au même rang que la figure de l’occidentalisé, cet « être tissé de manques », entravé par un passé mythifié.

« Il appartient désormais à chacun de percevoir ce qui lui a été ôté et de quelle manière il pourrait commencer à retrouver ce dont il a été privé depuis si longtemps et qui le rend si indifférent face aux nouvelles menaces qui pèsent aujourd’hui sur toute l’humanité. »

Une réflexion passionnante sur les ambivalences de la modernité et le poids de l’héritage colonial.

« Le livre de Jérémie Piolat est une œuvre complexe. Il touche plusieurs sensibilités disciplinaires, notamment dans les sciences sociales. (…) En 2005, le projet de loi des Députés de la droite française, qui voulait imposer aux historiens l’enseignement des pages positives de la colonisation, nous amène à comprendre que la réflexion sur la colonisation n’était déjà plus l’apanage des seuls historiens. Avec l’ouvrage de Jérémie Piolat, elle nous concerne encore plus. Son travail interpelle plus que jamais les historiens. D’un récit à un autre, nous sommes les acteurs et les spectateurs des scènes du quotidien. Sommes-nous des victimes de la colonisation ? »

Noumbissie M. Tchouaké, Enseignant à la Faculté des Lettres de l’Université de Dschang (Cameroun) Membre du Groupe de Recherche. Histoire et cultures politique (GRHCP)

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