Pornographie : les hommes s’approprient les femmes (Andrea Dworkin)

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4e de couverture :
Cette diatribe féministe contre la pornographie, puissamment argumentée, a suscité une controverse retentissante lors de sa première parution en 1979 et n’a rien perdu de sa virulence.
Andrea Dworkin milite en faveur de l’adoption d’une législation qui définisse la pornographie comme une violation des droits civils de la femme. Elle souligne que la pornographie engendre une corrélation entre sexe et violence en faisant de la domination violente à l’encontre des femmes une composante essentielle du fantasme sexuel : « Dans la pornographie haut de gamme, l’usage de la force est nimbé de romantisme…comme s’il se résumait à une danse. »

Dworkin adopte également une posture que beaucoup jugent excessive dans la mesure où elle estime que la pornographie incite les hommes à la violence sexuelle. Afin d’étayer cette thèse, elle établit un parallèle entre la vie et les écrits du Marquis de Sade et propose un compte rendu critique de plusieurs ouvrages pornographiques contemporains.

La plume de Dworkin est fougueuse, incisive, éloquente et imprégnée d’un sentiment d’urgence.

Extrait :
« Le capitalisme n’est ni pernicieux ni cruel lorsqu’il s’avère que la marchandise est une pute. Le profit n’est ni pernicieux ni cruel lorsque le travailleur aliéné est un morceau de viande femelle. Le vampirisme industriel n’est ni pernicieux ni cruel lorsque ce sont des chattes qui sont mises sur le marché. Le racisme n’est ni pernicieux ni cruel lorsque la chatte noire, jaune, rouge, hispanique ou juive s’écarte pour le plaisir de l’homme. La pauvreté n’est ni pernicieuse ni cruelle lorsqu’il s’agit de la pauvreté de femmes miséreuses qui n’ont rien d’autre à vendre qu’elles-mêmes. La violence exercée par les puissants envers les démunis n’est ni pernicieuse ni cruelle lorsqu’ elle est estampillée « sexe ». L’esclavage n’est ni pernicieux ni cruel lorsque c’est d’un esclavage sexuel qu’il s’agit. La torture n’est ni pernicieuse ni cruelle lorsque celles qui la subissent sont des femmes, des putes, des chattes. La nouvelle pornographie est de gauche. C’est un vaste cimetière où la gauche s’en est allée mourir. La gauche ne peut bénéficier à la fois de ses putains et de ses prétentions politiques. »

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