Pornographie : les hommes s’approprient les femmes (Andrea Dworkin)

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Quatrième de couverture :
Cette diatribe féministe contre la pornographie, puissamment argumentée, a suscité une retentissante controverse lors de sa première parution, et n’a rien perdu de sa pertinence.

Andrea Dworkin milite en faveur de l’adoption d’une législation qui définisse la pornographie comme une violation des droits civiques de la femme. Elle fait valoir que la pornographie engendre un rapprochement entre sexe et violence en faisant de la domination violente des femmes une composante essentielle du fantasme sexuel : « Dans la pornographie haut de gamme, l’usage de la force est nimbé de romantisme…comme s’il s’agissait d’une simple danse. »

Afin d’étayer sa thèse selon laquelle la pornographie incite les hommes à la violence sexuelle, Dworkin établit un parallèle entre la vie et les écrits du Marquis de Sade et propose un compte rendu critique de plusieurs ouvrages pornographiques contemporains.

La plume de Dworkin est fougueuse, incisive, éloquente et imprégnée d’un sentiment d’urgence.

Extrait :
« Le capitalisme n’est ni pernicieux ni cruel lorsqu’il s’avère que la marchandise est une pute. Le profit n’est ni pernicieux ni cruel lorsque le travailleur aliéné est un morceau de viande femelle. Le vampirisme industriel n’est ni pernicieux ni cruel lorsque ce sont des chattes qui sont mises sur le marché. Le racisme n’est ni pernicieux ni cruel lorsque la chatte noire, jaune, rouge, hispanique ou juive s’écarte pour le plaisir de l’homme. La pauvreté n’est ni pernicieuse ni cruelle lorsqu’il s’agit de la pauvreté de femmes miséreuses qui n’ont rien d’autre à vendre qu’elles-mêmes. La violence exercée par les puissants envers les démunis n’est ni pernicieuse ni cruelle lorsqu’ elle est estampillée « sexe ». L’esclavage n’est ni pernicieux ni cruel lorsque c’est d’un esclavage sexuel qu’il s’agit. La torture n’est ni pernicieuse ni cruelle lorsque celles qui la subissent sont des femmes, des putes, des chattes. La nouvelle pornographie est de gauche. C’est un vaste cimetière où la gauche s’en est allée mourir. La gauche ne peut bénéficier à la fois de ses putains et de ses prétentions politiques. »

À propos de l’autrice :
Essayiste américaine, théoricienne du féminisme radical. Elle est surtout connue pour sa critique de la pornographie, qu’elle rapprochait du viol et autres formes de violence contre les femmes.
Militante anti-guerre et proche de certains milieux anarchistes à la fin des années 1960, Dworkin a écrit plus d’une dizaine de livres sur la théorie et la pratique du féminisme radical. Pendant la fin des années 1970 et les années 1980, elle a gagné une renommée nationale comme porte-parole du mouvement féministe anti- pornographie, et pour ses écrits sur la pornographie et la sexualité, particulièrement Pornography: Men Possessing Women (1979) et Coïts (1987) qui restent ses deux ouvrages les plus connus.

Revue de presse :
« Son écriture est un regard strident et cru sur les préjugés systémiques qui affectent les expériences quotidiennes des femmes. »
—Nina Renata Aron, New York Times “What Does Misogyny Look Like?” (8 mars 2019)

« Le travail de Dworkin prend une plus grande importance à la lumière du mouvement #MeToo, qui a rendu visible la violence sexuelle routinière qui a longtemps été gardée sous silence … [Il] était plus précis que ce qu’elle aurait pu savoir : la culture dominante évite toujours de faire face à la réalité du rôle de la pornographie qui rend “sexy” la domination sexuelle des hommes sur les femmes. »
—Gail Dines, autrice de Pornland

« Elle a été étiquetée comme détestant les hommes, anti-sexe et laide. Mais elle a prédit à la fois l’ascension de Trump et le mouvement #MeToo — et son attitude sans concession est plus pertinente que jamais. »
—Julie Bindel, The Guardian, “Why Andrea Dworkin is the radical, visionary feminist we need in our terrible times” (16 avril 2019)

ISBN : 9782490403264
Traduction de Pornography: Men Possessing Women (1979)

  

Quatrième de couverture :
Cette diatribe féministe contre la pornographie, puissamment argumentée, a suscité une retentissante controverse lors de sa première parution, et n’a rien perdu de sa pertinence.

Andrea Dworkin milite en faveur de l’adoption d’une législation qui définisse la pornographie comme une violation des droits civiques de la femme. Elle fait valoir que la pornographie engendre un rapprochement entre sexe et violence en faisant de la domination violente des femmes une composante essentielle du fantasme sexuel : « Dans la pornographie haut de gamme, l’usage de la force est nimbé de romantisme…comme s’il s’agissait d’une simple danse. »

Afin d’étayer sa thèse selon laquelle la pornographie incite les hommes à la violence sexuelle, Dworkin établit un parallèle entre la vie et les écrits du Marquis de Sade et propose un compte rendu critique de plusieurs ouvrages pornographiques contemporains.

La plume de Dworkin est fougueuse, incisive, éloquente et imprégnée d’un sentiment d’urgence.

Extrait :
« Le capitalisme n’est ni pernicieux ni cruel lorsqu’il s’avère que la marchandise est une pute. Le profit n’est ni pernicieux ni cruel lorsque le travailleur aliéné est un morceau de viande femelle. Le vampirisme industriel n’est ni pernicieux ni cruel lorsque ce sont des chattes qui sont mises sur le marché. Le racisme n’est ni pernicieux ni cruel lorsque la chatte noire, jaune, rouge, hispanique ou juive s’écarte pour le plaisir de l’homme. La pauvreté n’est ni pernicieuse ni cruelle lorsqu’il s’agit de la pauvreté de femmes miséreuses qui n’ont rien d’autre à vendre qu’elles-mêmes. La violence exercée par les puissants envers les démunis n’est ni pernicieuse ni cruelle lorsqu’ elle est estampillée « sexe ». L’esclavage n’est ni pernicieux ni cruel lorsque c’est d’un esclavage sexuel qu’il s’agit. La torture n’est ni pernicieuse ni cruelle lorsque celles qui la subissent sont des femmes, des putes, des chattes. La nouvelle pornographie est de gauche. C’est un vaste cimetière où la gauche s’en est allée mourir. La gauche ne peut bénéficier à la fois de ses putains et de ses prétentions politiques. »

À propos de l’autrice :
Essayiste américaine, théoricienne du féminisme radical. Elle est surtout connue pour sa critique de la pornographie, qu’elle rapprochait du viol et autres formes de violence contre les femmes.
Militante anti-guerre et proche de certains milieux anarchistes à la fin des années 1960, Dworkin a écrit plus d’une dizaine de livres sur la théorie et la pratique du féminisme radical. Pendant la fin des années 1970 et les années 1980, elle a gagné une renommée nationale comme porte-parole du mouvement féministe anti- pornographie, et pour ses écrits sur la pornographie et la sexualité, particulièrement Pornography: Men Possessing Women (1979) et Coïts (1987) qui restent ses deux ouvrages les plus connus.

Revue de presse :
« Son écriture est un regard strident et cru sur les préjugés systémiques qui affectent les expériences quotidiennes des femmes. »
—Nina Renata Aron, New York Times “What Does Misogyny Look Like?” (8 mars 2019)

« Le travail de Dworkin prend une plus grande importance à la lumière du mouvement #MeToo, qui a rendu visible la violence sexuelle routinière qui a longtemps été gardée sous silence … [Il] était plus précis que ce qu’elle aurait pu savoir : la culture dominante évite toujours de faire face à la réalité du rôle de la pornographie qui rend “sexy” la domination sexuelle des hommes sur les femmes. »
—Gail Dines, autrice de Pornland

« Elle a été étiquetée comme détestant les hommes, anti-sexe et laide. Mais elle a prédit à la fois l’ascension de Trump et le mouvement #MeToo — et son attitude sans concession est plus pertinente que jamais. »
—Julie Bindel, The Guardian, “Why Andrea Dworkin is the radical, visionary feminist we need in our terrible times” (16 avril 2019)

ISBN : 9782490403264
Traduction de Pornography: Men Possessing Women (1979)

Brand

Éditions LIBRE

EAN: 9782490403264 Catégories : , , GTIN: 9782490403264
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