Livres

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  • Maroon Comix : Origines et Destinées des Neg’Marrons (bande dessinée)

     13,00

    Je le précommande (livraison mars 2020)

    Fuyant une vie d’esclave, les Marrons ne se sont pas contentés de s’échapper et de piller les plantations coloniales, ils ont créé des communautés d’hommes et de femmes libres dans les montagnes et les marais du continent américain, des communautés autonomes, ils ont cultivé les terres en polycultures respectant la nature et les êtres humains. Au Brésil, une société de marrons comptaient plus de 20 000 habitants dans un « quilombo ». Les Marrons ont non seulement combattu l’esclavage en libérant d’autres esclaves et en combattant les colons, mais ils ont aussi créé son contraire en le défendant bec et ongle pendant des générations.

    La BD Maroon est une invitation à ne jamais revenir en arrière, à garder en vie les histoires courageuses des Marrons mais aussi à s’en inspirer face à toutes les injustices actuelles. Composée d’histoires de fuites et de retrouvailles, d’exils et d’appartenances, où les pires déshonneurs rencontrent les plus hautes dignités, elle raconte l’histoire de damnés qui se sont eux-mêmes sauvés.

    60 pages (approx.)

  • Le Zizi sous cloture inaugure la culture (Robert Dehoux)

     16,00

    Je le commande (livraison fin novembre – début décembre)

    Nous ne sommes pas faits pour vivre comme nous.

    Allez donc dire au lion que si on le tient en cage,

    C’est pour qu’il n’aille pas se perdre en brousse…

    Les veaux se vendent au poids,

    Les hommes se vendent au mois

    Le train-train quotidien va bientôt dérailler,

    Qui veut rester dedans n’a qu’à bien s’accrocher

    … et autres réflexions dignes d’intérêt sur l’esclavage

    imposé à soi et aux autres par la civilisation du profit.




    L’irréductible Robert Dehoux signe ici, avec beaucoup d’humour, un percutant brûlot contre notre société et un magnifique plaidoyer en faveur de la liberté. En remontant aux origines de la glorieuse Civilisation, de notre servitude moderne, en exposant l’absurdité de l’idée de Progrès, du travail ou encore de la religion, il nous montre comment notre ancêtre Cro-Magnon, libre, joyeux et rêveur, a justement été travaillé pour devenir ce sapiens — vanité oblige — destructeur, aliéné, dépossédé, captif.

    Robert Dehoux nous invite, et toujours jovialement, à résister, à renouer avec cet ancêtre des temps précatastrophiques en recouvrant notre amour du sauvage, du libre et du bigarré, des étoiles et des forêts, de la boue, de la brousse, du partage et du rêve.


    La chronique suivante est celle du film éponyme, réalisé par Robert Dehoux à partir de son livre : « Dans la grande tribu cinématographique des bricoleurs de génie, Robert Dehoux occupe une place à part, celle d’un irréductible rebelle. Venu au cinéma sur le tard, la septantaine bien portée, il réalise en parfait insoumis un percutant brûlot, Le Zizi sous clôture inaugure la culture. Sans aide aucune, il réinvente le cinéma d’agit-prop, nous concoctant un film-tract iconoclaste et pétaradant, dans lequel il développe une formidable critique de notre vie quotidienne et une non moins passionnante façon d’en finir avec ce monde régi par notre peur et notre mépris de la vie à l’état de nature. Le propos du Zizi est simple. Il agit avec une économie de moyens étonnante pour réduire à néant cette logique de vie qui nous amène à défendre la sécurité technologique du civilisé contre le bien-être naturel des sauvages. Avec un humour dévastateur et un goût décapant pour le burlesque, Robert Dehoux décortique les rouages de cette invraisemblable machine à fabriquer de l’homme domestique. Dès le berceau, il nous montre ce que tout bébé doit subir d’odieux et de ridicule pour devenir un homme, ou une femme, ensapé et soumis, il pourfend l’absurdité des contraintes mises en oeuvre pour forcer ce petit homme nu à accepter l’argent et la culotte (par exemple) comme autant de nécessités vitales et, alliant la dérision au vitriol, il stigmatise les valeurs de la civilisation comme autant d’expressions d’une même aliénation qu’il refuse et rejette en bloc. Aux cris de ya basta le progrès technologique et ses conséquences catastrophiques, Robert Dehoux envoie dinguer histoire et culture et retrouve sous les pavés, la plage, sous le bitume de nos vies bétonnées, la gratuité de la terre et le plaisir de courir libre et nu. Cet enjeu énorme dynamitant notre présent aseptisé, Le Zizi le tient jusqu’au bout et ne recule pas devant cette terrible question : comment faire en pratique pour enrayer tout le bazar et reprendre enfin pied sur terre? C’est sur une solution simple et ludique, à la portée de tous et d’un radicalisme à faire frémir les champions de la révolution, que Robert Dehoux conclut magistralement ce Zizi qui éclate comme un immense appel à la vie sur la face d’un monde tout investi de servitude volontaire. »

    – Philippe Simon pour www.cinergie.be

  • De sève et de sang (Julia Butterfly Hill) – Traduction de The Legacy of Luna

     15,00

    Je le précommande (livraison février-mars 2020)

    Le combat d’une femme pour sauver une forêt de séquoia
    Le 18 décembre 1999, pour la première fois depuis plus de deux ans, les pieds de Julia Butterfly Hill touchèrent à nouveau la terre ferme. Elle venait de descendre de « Luna », un séquoia millénaire de Californie.
    En 1997, la jeune femme grimpa à plus de 55 mètres de hauteur dans l’arbre majestueux, perché sur une montagne au nord de la Californie, pour ce qu’elle croyait être une occupation temporaire de quelques semaines. Cette action de blocage avait comme objectif d’empêcher Pacific Lumber de procéder à une nouvelle coupe à blanc, un processus très destructeur pour l’environnement et dangereux pour les communautés vivant aux alentours. La précédente coupe à blanc avait entraîné un glissement de terrain, détruisant sur son passage des arbres centenaires et de nombreuses maisons, et mettant en péril la vie de ses habitants.
    Au cours de ce qui devint une action de désobéissance civile historique, Julia dût subir les tempêtes, notamment celle d’El Niño, le harcèlement des hélicoptères, ainsi que le siège des agents de sécurité de la compagnie écocidaire.
    Julia, du haut de sa plate-forme, écrivit son histoire. Elle n’avait alors aucune idée de la solitude à laquelle elle serait confrontée, et ne pensait pas vivre ainsi durant plus de deux ans. Qui plus est, elle n’imaginait pas être le témoin d’une tentative visant à détruire l’une des dernières forêts primaires de séquoias du monde, ni ne soupçonnait la force incommensurable et les leçons de vie qu’elle allait tirer de Luna. Bien que sa brave vigilance et son esprit indomptable aient fait d’elle une héroïne aux yeux de beaucoup, Julia nous livre avant tout un récit simple et réconfortant, rempli d’amour, de conviction et de courage afin de lutter pour l’héritage de notre Terre.

    Traduction de The Legacy of Luna

    200 pages (approx.)

  • La peau de l’Olivier (Jean-michel NERI)

     15,00

    Je le commande

    Nous choisissons de vous proposer ce livre, que nous n’éditons pas (encore), dans notre catalogue, car nous estimons qu’il expose une perspective originale, une perspective qui détonne dans la littérature et plus généralement la culture dominante, anthropo- voire socio-centrée. La peau de l’olivier, c’est une histoire d’écorce, c’est une histoire de Corse, et c’est une histoire dans laquelle le monde non-humain n’est plus juste un décors.

    4ème de couverture :
    « On dit que j’ai plus de mille ans, et j’aimerais faire part de ce que j’ai vécu au cours des âges.

    Je ne suis pas un vieux sage, seulement un témoin. J’ai été jeune, exalté, parfois torturé, puis plus posé et fataliste mais jamais désabusé. Je reste curieux et gourmand comme une jeune pousse. Les hommes, je les côtoie depuis toujours. Puisse mon récit en interpeler quelques-uns… »

    C’est un arbre qui s’exprime en ces mots, un Olivier millénaire auquel Jean-Michel NERI prête sa plume dans son premier roman La Peau de l’Olivier.

    A la fois conte philosophique et parcours initiatique, La Peau de l’olivier est un roman-fiction inspiré et sensible… un de ces livres qu’on ouvre avec curiosité et qu’on se surprend à ne plus lâcher… L’arbre–ancêtre nous prend tranquillement par les sentiments en nous relatant ses souvenirs, ses émotions, ses blessures…Jusqu’à la rencontre avec un homme, l’élagueur Cosimu, et le début d’un dialogue presque amoureux entre l’homme et le végétal. Un texte qui au-delà des valeurs écologiques nous amène à porter un regard différent sur notre patrimoine arboré.

    L’auteur

    Jean-Michel NERI est tailleur-élagueur depuis plus de 20 ans. Passionné par les oliviers séculaires (et parfois millénaires) dont regorge sa Corse natale, il est devenu un acteur incontournable dès qu’il s’agit d’aborder la « rénovation » de ces « sujets remarquables ».

    Ces arbres-menhirs, Jean-Michel NERI en parle avec respect et amour. Il considère son métier non pas comme celui d’un bûcheron, mais comme un tailleur-soigneur qui par son action va accompagner le développement et l’épanouissement du végétal.

    Son expertise enfin l’a amené à collaborer pendant plusieurs années avec les Chambres d’Agriculture de Corse (Etablissement d’un cahier des charges de la rénovation de l’oliveraie multi-centenaire : définition de protocoles de taille, production de mémos et documents pédagogiques, animation de sessions de formations, démonstrations…).