Emile Pouget et la révolution par le sabotage (Textes inédits sélectionnés par Victor Cachard)

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Je le précommande (livraison septembre 2022)

Dans le langage fleuri aux images truculentes d’autrefois, on retrouve au cœur de ce recueil les tout premiers articles journalistiques qui parlent du sabotage. Cette édition rassemble de nombreux textes originaux, jusqu’alors jamais accessibles en dehors des archives. Des auteurs que la vie clandestine force à l’anonymat exposent leur vision du sabotage. On suit pas à pas les formulations d’une nouvelle pratique, son adoption par les premiers syndicalistes en réponse aux fraudes patronales, son expression lors des grèves des électriciens, des PTT et des cheminots, trois secteurs d’importance vitale encore aujourd’hui pour l’économie. Des brochures interceptées par les autorités en période de guerre sont reproduites. Car si le sabotage est initialement conçu comme un art du ralentissement au travail, une sorte de discret pied-de-nez au patronat, il se présente aussi comme une façon de résister à la guerre, c’est-à-dire aux technologies meurtrières. La possibilité d’une lutte efficace contre le front capitaliste est inséparable d’une prise en charge de la question militaire. C’est pourquoi, le sabotage est pensé comme une technique du désarmement, de la neutralisation ciblée des infrastructures et des équipements qui participent à l’effort de guerre contre le vivant.

Redonner vie aux textes d’Émile Pouget, c’est réaffirmer la portée révolutionnaire du sabotage pour ne pas le laisser aux obscures manœuvres des États et aux mains des forces réactionnaires. Mais c’est surtout aborder la question de la révolution sous un aspect technique pour sortir de l’impasse du grand soir. Les leçons de sabotage rappellent que l’amélioration des conditions de vie est immédiatement réalisable. Elle est une œuvre du quotidien qui vient freiner l’emballement de la machine capitaliste et mettre un coup d’arrêt au désastre en cours. Il ne dépend que de nous de ralentir et décélérer pour commencer à entrevoir un monde libéré de l’emprise économique et se donner le temps d’organiser autrement les rapports sociaux et environnementaux. Le capitalisme n’est pas un fantôme dans une machine. Il repose sur une mécanique d’extraction de la valeur qu’il nous appartient de paralyser – l’État dût-il en payer le prix.

  

Dans le langage fleuri aux images truculentes d’autrefois, on retrouve au cœur de ce recueil les tout premiers articles journalistiques qui parlent du sabotage. Cette édition rassemble de nombreux textes originaux, jusqu’alors jamais accessibles en dehors des archives. Des auteurs que la vie clandestine force à l’anonymat exposent leur vision du sabotage. On suit pas à pas les formulations d’une nouvelle pratique, son adoption par les premiers syndicalistes en réponse aux fraudes patronales, son expression lors des grèves des électriciens, des PTT et des cheminots, trois secteurs d’importance vitale encore aujourd’hui pour l’économie. Des brochures interceptées par les autorités en période de guerre sont reproduites. Car si le sabotage est initialement conçu comme un art du ralentissement au travail, une sorte de discret pied-de-nez au patronat, il se présente aussi comme une façon de résister à la guerre, c’est-à-dire aux technologies meurtrières. La possibilité d’une lutte efficace contre le front capitaliste est inséparable d’une prise en charge de la question militaire. C’est pourquoi, le sabotage est pensé comme une technique du désarmement, de la neutralisation ciblée des infrastructures et des équipements qui participent à l’effort de guerre contre le vivant.

Redonner vie aux textes d’Émile Pouget, c’est réaffirmer la portée révolutionnaire du sabotage pour ne pas le laisser aux obscures manœuvres des États et aux mains des forces réactionnaires. Mais c’est surtout aborder la question de la révolution sous un aspect technique pour sortir de l’impasse du grand soir. Les leçons de sabotage rappellent que l’amélioration des conditions de vie est immédiatement réalisable. Elle est une œuvre du quotidien qui vient freiner l’emballement de la machine capitaliste et mettre un coup d’arrêt au désastre en cours. Il ne dépend que de nous de ralentir et décélérer pour commencer à entrevoir un monde libéré de l’emprise économique et se donner le temps d’organiser autrement les rapports sociaux et environnementaux. Le capitalisme n’est pas un fantôme dans une machine. Il repose sur une mécanique d’extraction de la valeur qu’il nous appartient de paralyser – l’État dût-il en payer le prix.

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EAN: 9782490403424 Catégories : , , GTIN: 9782490403424
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