Ce livre, devenu un classique de l’écoféminisme, est issu de la rencontre et de l’amitié de deux infatigables militantes. À partir de leurs expériences respectives en sciences sociales et en physique, Maria Mies et Vandana Shiva écrivent sur les préoccupations qui les unissent en tant que femmes. Elles critiquent avec force les conceptions héritées du siècle des Lumières qui associent l’émancipation à la domination de la nature, et soulignent les liens entre l’oppression patriarcale et la destruction de la nature au nom du profit et du progrès.
Les femmes – qui, dans de nombreuses régions du monde, sont les principales productrices de nourriture et les principales responsables des soins aux enfants – sont les plus durement touchées par le prétendu progrès technologique et par la dégradation de l’environnement. En examinant l’essor des nouvelles technologies de reproduction, le « développement », les connaissances indigènes, la mondialisation et les concepts de liberté et d’autodétermination, les autrices élaborent un système de valeurs différent. L’écoféminisme est après tout un « nouveau terme pour une sagesse ancienne ». Leur livre est un puissant plaidoyer pour la redécouverte de cette sagesse par les féministes et les écologistes du monde entier.
Seuls les clients connectés ayant acheté ce produit ont la possibilité de laisser un avis.
Autrices : Maria Mies & Vandana Shiva
Titre original : Ecofeminism
©Zed Books Ltd, 1993
Traduction collective
Parution : novembre 2025
Dimensions : 13x20 cm
Env. 350 pages
INTRODUCTION :
POURQUOI NOUS AVONS ÉCRIT CE LIVRE ENSEMBLE
PREMIÈRE PARTIE : CRITIQUE ET PERSPECTIVE
1 Réductionnisme et régénération : une crise en science
2 La recherche féministe : science, violence et responsabilité
DEUXIÈME PARTIE : LA SUBSISTANCE FACE AU DÉVELOPPEMENT
3 Le mythe du développement par rattrapage
4 L’appauvrissement de l’environnement : les femmes et les enfants en dernier
5 Qui a fait de la nature notre ennemie ?
TROISIÈME PARTIE : LA RECHERCHE DE RACINES
6 Orphelin dans le « village planétaire »
7 La masculinisation de la mère-patrie
8 Les femmes n’ont pas de patrie
9 Le dilemme de l’homme blanc : en quête de ce qu’il a détruit
QUATRIÈME PARTIE : L’ÉCOFÉMINISME FACE AUX NOUVEAUX CHAMPS D’INVESTISSEMENT PAR LA BIOTECHNOLOGIE
10 Les savoirs indigènes des femmes et la conservation de la biodiversité
11 Nouvelles technologies de la reproduction : implications sexistes et racistes
12 De l’indivisible au divisible : le supermarché des « alternatives de reproduction »
CINQUIÈME PARTIE : LE LIBRE ÉCHANGE OU LA LIBRE SURVIE ?
13 L’autodétermination : la fin d’une utopie ?
14 Le GATT, l’agriculture et les femmes du Tiers-monde
15 Le concept de liberté des femmes Chipko
SIXIÈME PARTIE : LA SUBSISTANCE : LA LIBERTÉ FACE À LA LIBÉRALISATION
16 Libérer le consommateur
17 Décoloniser le Nord
18 Personnes ou population : vers une nouvelle écologie de la reproduction
CONCLUSION
19 Le besoin d’une nouvelle vision : la perspective de subsistance
Il n’y a pas encore d’avis.