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  • Maroon Comix : Origines et Destinées des Neg’Marrons (bande dessinée)

     13,00

    Je le précommande (livraison début septembre 2019)

    Fuyant une vie d’esclave, les Marrons ne se sont pas contentés de s’échapper et de piller les plantations coloniales, ils ont créé des communautés d’hommes et de femmes libres dans les montagnes et les marais du continent américain, des communautés autonomes, ils ont cultivé les terres en polycultures respectant la nature et les êtres humains. Au Brésil, une société de marrons comptaient plus de 20 000 habitants dans un « quilombo ». Les Marrons ont non seulement combattu l’esclavage en libérant d’autres esclaves et en combattant les colons, mais ils ont aussi créé son contraire en le défendant bec et ongle pendant des générations.

    La BD Maroon est une invitation à ne jamais revenir en arrière, à garder en vie les histoires courageuses des Marrons mais aussi à s’en inspirer face à toutes les injustices actuelles. Composée d’histoires de fuites et de retrouvailles, d’exils et d’appartenances, où les pires déshonneurs rencontrent les plus hautes dignités, elle raconte l’histoire de damnés qui se sont eux-mêmes sauvés.

    60 pages (approx.)

  • Le Zizi sous cloture inaugure la culture (Robert Dehoux)

     16,00

    Nous ne sommes pas faits pour vivre comme nous.

    Allez donc dire au lion que si on le tient en cage,

    C’est pour qu’il n’aille pas se perdre en brousse…

    Les veaux se vendent au poids,

    Les hommes se vendent au mois

    Le train-train quotidien va bientôt dérailler,

    Qui veut rester dedans n’a qu’à bien s’accrocher

    … et autres réflexions dignes d’intérêt sur l’esclavage

    imposé à soi et aux autres par la civilisation du profit.




    Un essai critique de l’idée de civilisation, de l’aliénation qu’elle produit, de l’esclavage imposé à soi et aux autres par la dictature du profit, de l’idée de Progrès, et de tous ces mythes sur lesquels repose la société techno-industrielle mondialisée.


    La chronique suivante est celle du film éponyme, réalisé par Robert Dehoux à partir de son livre : « Dans la grande tribu cinématographique des bricoleurs de génie, Robert Dehoux occupe une place à part, celle d’un irréductible rebelle. Venu au cinéma sur le tard, la septantaine bien portée, il réalise en parfait insoumis un percutant brûlot, Le Zizi sous clôture inaugure la culture. Sans aide aucune, il réinvente le cinéma d’agit-prop, nous concoctant un film-tract iconoclaste et pétaradant, dans lequel il développe une formidable critique de notre vie quotidienne et une non moins passionnante façon d’en finir avec ce monde régi par notre peur et notre mépris de la vie à l’état de nature. Le propos du Zizi est simple. Il agit avec une économie de moyens étonnante pour réduire à néant cette logique de vie qui nous amène à défendre la sécurité technologique du civilisé contre le bien-être naturel des sauvages. Avec un humour dévastateur et un goût décapant pour le burlesque, Robert Dehoux décortique les rouages de cette invraisemblable machine à fabriquer de l’homme domestique. Dès le berceau, il nous montre ce que tout bébé doit subir d’odieux et de ridicule pour devenir un homme, ou une femme, ensapé et soumis, il pourfend l’absurdité des contraintes mises en oeuvre pour forcer ce petit homme nu à accepter l’argent et la culotte (par exemple) comme autant de nécessités vitales et, alliant la dérision au vitriol, il stigmatise les valeurs de la civilisation comme autant d’expressions d’une même aliénation qu’il refuse et rejette en bloc. Aux cris de ya basta le progrès technologique et ses conséquences catastrophiques, Robert Dehoux envoie dinguer histoire et culture et retrouve sous les pavés, la plage, sous le bitume de nos vies bétonnées, la gratuité de la terre et le plaisir de courir libre et nu. Cet enjeu énorme dynamitant notre présent aseptisé, Le Zizi le tient jusqu’au bout et ne recule pas devant cette terrible question : comment faire en pratique pour enrayer tout le bazar et reprendre enfin pied sur terre? C’est sur une solution simple et ludique, à la portée de tous et d’un radicalisme à faire frémir les champions de la révolution, que Robert Dehoux conclut magistralement ce Zizi qui éclate comme un immense appel à la vie sur la face d’un monde tout investi de servitude volontaire. »

    – Philippe Simon pour www.cinergie.be